Préparer son voyage au Sénégal – FAQ

Préparer son voyage au Sénégal – FAQ

Est-ce que c’est safe pour un voyageur solo ? 

Le Sénégal est un pays safe à priori, mais comme partout dans le monde, il faut tout de même adopter des comportements responsables et des mesures de précaution pour prévenir toute situation désagréable. Par exemple si tu es une femme, évite de sortir seule la nuit lorsqu’il se fait très tard ou alors fais-toi accompagner par un chauffeur de confiance. 

Mais plus globalement, il n’y a pas de violences majeures dans le pays, tu ne risques pas de te faire braquer en plein jour comme ce pourrait être le cas ailleurs.

Combien peut coûter le billet d’avion ? 

En basse saison (hors vacances scolaires, tu pourras obtenir un billet A/R à moins de 400€ en t’y prenant suffisamment à l’avance (3 à 4 mois). Sinon compte entre 400 et 600€. 

Les compagnies aériennes qui desservent Dakar sont : TAP Portugal (avec escale à Lisbonne), Air Sénégal, Air France. Tu peux aussi prendre deux compagnies aériennes pour optimiser ton budget, pour cela regarde ce que te propose les sites comparateurs (Kayak & Co).

Besoin de vaccins particuliers ? 

Il vous faut uniquement le vaccin contre la fièvre jaune.

Que visiter au Sénégal ?

Tu aimerais savoir que faire au Sénégal pendant ta visite 😏 ? Lis l’article sur les incontournables à visiter au Sénégal.

Le Sénégal est l’un des pays les plus accessibles de l’Afrique de l’Ouest. Grâce à la diversité de son climat et son relief qui diffèrent d’une région à une autre, ses magnifiques plages et ses traditions fascinantes contribuent à faire du Sénégal, l’une des destinations favorites de ceux qui ont déjà eu à explorer le pays.


Quelle est la bonne période pour visiter le Sénégal (selon la météo)? 

Il y a deux saisons au Sénégal : de Janvier à Mai c’est la saison sèche, c’est la période la plus recommandée car il ne fait pas très chaud avec des températures inférieures à 30 degrés; puis de Juin à Octobre c’est la saison pluvieuse sinon humide; s’en suit d’une forte chaleur entre Septembre et Décembre où l’on entre en saison sèche avec des températures supérieures à 30 degrés. 

Quelques mots en wolof ?

Tu verras que le contact avec les locaux sera d’autant plus facile lorsque tu auras prononcé quelques mots dans la langue locale. C’est aussi une meilleure manière de montrer que tu t’intéresses à la culture locale, la langue en faisant part entière.

  • Sama yay : ma mère
  • Dieuredieuf : merci 
  • Ma nguidem : je m’en vais / au revoir
  • De rien / Je vous en prie : Amul solo/ Niokobok
  • Comment allez-vous ? : Nanga def?
  • Très bien, merci, et vous ? : Mangi fi rekk
  • Je comprends/ Je ne comprends pas : Degg na/deggu ma
  • Pardon : baalma
  • Bienvenue : Akksil ak diam
  • Je m’appelle…: Mangi tuddu
  • Oui/Non : Waaw/Deedeet

Quelques conseils de vie en société et autres informations utiles

Saches qu’au Sénégal, le rapport au temps n’est pas le même qu’en Europe, si tu donnes rdv à quelqu’un ne t’offusque pas si ce rdv venait à être décalé de 2 heures au dernier moment, ainsi va la vie au Sénégal, il n’y a pas lieu de s’énerver 🙂

Par ailleurs, prends le temps d’échanger avec les personnes, passes du temps avec elles dès que tu en as l’occasion, les sénégalais aiment bien “chiller” et discuter sans prêter attention à l’heure.

Ne refuse jamais un cadeau (sauf s’il s’agit des vendeurs ambulants bien entendu), ou le thé / café si on t’invite à le prendre. Accepter une invitation est forme de politesse, à l’inverse refuser serait considéré comme malpoli. À bon entendeur…


Bon à savoir :

Transport : taxi (compter entre 1500 FCFA en moyenne selon les distances), car rapide (transport en commun)

Applications utiles : Google Maps (votre meilleur ami), wari (paiement mobile), Jumia food, IZYCAB est une application mobile qui vous permet de commander votre véhicule avec chauffeur en quelques minutes au Sénégal.

Hébergements : appele les hôtels ou auberges directement pour confirmer le prix de la nuitée et faire ta réservation.

Découvrir le Sénégal avec Djaalé…

Réservez une activité avec un guide local

Les bonnes adresses locales (où manger local, où sortir…)

Les incontournable du pays

Que faire pour un solo voyageur ?


Préparer son voyage au Rwanda – FAQ

Préparer son voyage au Rwanda – FAQ

Comment préparer son voyager au Pays des Mille Collines, on vous a préparé une FAQ, qui rassemble les questions régulièrement posées par les voyageurs. Si tu en as d’autres, n’hésite pas à nous la poser en commentaire de cet article, on se fera un plaisir de t’apporter des réponses.


Y a t-il besoin d’un visa ? 

Pour préparer ton voyage au Rwanda, tu peux soit effectuer une demande de visa en ligne ici soit le demander à ton arrivée à l’aéroport. 

En ligne il te coûtera entre 79 – 169 EUR et comprend les frais de visa 30 – 100 USD et les frais de gestion. Ce tarif  comprend le visa, la révision de la demande, la communication avec le gouvernement et l’assistance. 

Sur place il vous coûtera 30$ !


Est-ce que c’est safe pour un voyageur solo ? 

Le Rwanda est réputé pour être un pays très safe, y compris pour les femmes voyageant seules. Mais cela n’empêche de garder un comportement vigilant, un conseil valable pour tous les endroits qui nous sont étrangers ou non.  

De même tu n’auras aucun souci au niveau des frontières tant que tu es en règles (permis, visa d’entrée,…).


Combien peut coûter le billet d’avion ? 

Tu as en tête de visiter Kigali ou de faire une randonnée de l’extrême sur le Mont Bisoke  et tu cherches à connaître le coût du billet d’avion et également la période idéale pour faire une réservation pour découvrir le Rwanda ? 

Juillet, août et décembre sont les périodes de forte affluence touristique au Rwanda. C’est à cette période de l’année qu’il est agréable de découvrir le pays. Tu peux avoir un billet A/R entre 300 et 500€ si tu t’y prends assez tôt (2 à 4 mois à l’avance) avec les compagnies aériennes Rwandair, Ethiopian Airlines.


Besoin de vaccins particuliers ? 

En Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale, le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire, et il est valable 10 ans. Au Rwanda, ils ne le demandent pas à l’aéroport mais d’après les documents que l’on peut lire de part et d’autre sur internet, il semblerait que ce soit une obligation. Mis à part celui-ci,
où il y a des doutes, aucun vaccin n’est exigé.

Que visiter au Rwanda ?

Le Rwanda est un petit pays (superficie de 26 338 km² ) dans lequel il est assez aisé de se déplacer dans son ensemble, grâce aux infrastructures en place (routes fluides, réseau de transports, structures d’hébergements…).Vous trouverez les incontournables dans cet article.


Quelles sont les sites à ne pas manquer de visiter ? 

Le Rwanda est un petit pays (superficie de 26 338 km² ) dans lequel il est assez aisé de se déplacer dans son ensemble, grâce aux infrastructures en places (routes fluides, réseau de transports, structures d’hébergements…).

Vous trouverez les incontournables dans cet article.


Quelle est la bonne période pour visiter le Rwanda (selon la météo) ? 

Le Rwanda connaît deux saisons sèches et deux saisons des pluies. Une première saison des pluies s’étend de février à mai et est suivie par une saison sèche de juin à août. Puis, les pluies reprennent de septembre à décembre, tandis que le mois de janvier est sec. 

La meilleure période pour visiter le Rwanda s’étend entre juin et août, ainsi que le mois de janvier.

Quelques mots en kinyarwanda ?

Tu trouveras que le contact avec les locaux sera d’autant plus facile lorsque tu auras prononcé quelques mots dans la langue locale. C’est aussi une meilleure manière de montrer que tu t’intéresses à la culture locale, la langue en fait pleinement partie.

Murakoze : merci
Mura murste / murao : bonjour
Amakuru : comment ça va ?
Nimesa : ça va
Ayawé : et toi ?
Murao : bonjour
Muzungu : le blanc
Murakozé : merci
Mutsi mueza : bonne journée


Quelques conseils de vie en société ?

Les autorités : ne pas prendre de photos des autorités, il y en a qui sont cachés dans la forêt. Quand il faut se garer, on réfléchit pas longtemps, on se gare ! 

On ne mange pas dans la rue.

Les autorités : ne pas prendre de photos des autorités, il y en a qui sont cachés dans la forêt. Quand il faut se garer, on ne réfléchit pas longtemps, on se gare ! 

On ne mange pas dans la rue.

On filme très discrètement ou on demande avec un grand sourire après une interaction, les rwandais sont très hostiles aux caméras/appareils photo (c’est aussi dû à leur passé).

Pas de plastique, il est interdit dans tout le pays ! Et on ne jette rien par terre !

De prime abord, les rwandais sont relativement “timides” ou un peu sur leur garde, mais une fois que le lien est établi c’est fluide, il ne faut donc pas hésiter à créer le contact en premier.

Tous les derniers samedis du mois, c’est le Umuganda Day de 8h à 11h aucun véhicule ne circule. Les communautés locales se rassemblent pour effectuer des travaux en commun. C’est ainsi dans tout le pays, pendant ce laps de temps, les villes deviennent entièrement piétonnes.


Autres informations utiles

Transport : moto, bus (transport en commun), Uber volkswagen, yego moto, yego cabs

Applications utiles : Google Maps (votre meilleur ami), Yego moto, Yego Cabs, Uber volkswagen, Jumia food.

Hébergements : appelez les hôtels ou auberges directement pour confirmer le prix de la nuitée et faire votre réservation. Il y a de bons hôtes sur Airbnb aussi.

Les bonnes adresses locales de Kigali

Les incontournables à visiter

Réserve une expérience avec un guide local


Les incontournables à visiter au Rwanda

Les incontournables à visiter au Rwanda

Le Lac Kivu 

Le Lac Kivu, partagé entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo, fait partie des Grands Lacs d’Afrique avec une superficie de 2700km2 et une profondeur de 485m.

Pour s’y rendre vous devrez donc faire un stop dans les villes Rubavu et Goma du côté de la RDC ou à Gisenyi, Kibuye et Cyangugu du côté du Rwanda. La température du lac est de 23 à 27 degrés.

Conseil : prenez un bateau ou un canoe kayak pour faire une balade à la tombée de la nuit, pour admirer le coucher de soleil sur le lac, et pour croiser les pêcheurs à la lanterne qui passent la nuit sur le lac pour ramener du poisson frais aux alentours de 7h du matin. Vous entendrez à l’aube et au crépuscule les pêcheurs chanter à l’unisson pendant qu’ils pagaient sur le lac. Une expérience à vivre à tout prix. 

Crédit photo : Djaalé

Les îles Amahoro et Napoléon

Karongi est un district situé à l’ouest du pays; il existe des mini bus qui vous y mèneront sans problème. Plus globalement, le Rwanda est bien desservi et toutes les villes sont accessibles du fait des infrastructures développées dans le pays. 

Vous pourrez faire un tour sur l’île Napoléon encore appelée Bat Island, elle porte ce nom car sa forme se rapproche du chapeau du célèbre empereur. Elle est aujourd’hui colonisée par des chauves-souris, et si vous montez jusqu’au plus haut point de l’île, vous pourrez jouir d’une vue magnifique sur le lac, les collines et les îles environnantes.

La chaîne des volcans du Virunga

Situé à l’est du pays, dans le district de Musanze et à la frontière de l’Ouganda, la chaîne de montagnes du Virunga abritent des volcans. Ces montagnes portent toutes un nom : Bisoke, Sabyinyo, Karisimbi, Mikeno, Nyamuragira, Gahinga, Muhavura, Nyiragongo. Les montagnes abritent également les gorilles de montagne, si vous faites un trek dans cette région, vous ne manquerez pas d’en croiser. Cet écosystème fait partie intégrante du Parc National des Volcans


La canopée de Nyungwe et ses chutes

Un massif forestier situé au sud ouest du pays, le Parc National de Nyungwe. La forêt abrite une centaine de primates et d’oiseaux,  cependant difficilement observables car la végétation y est dense. Le site est peu visité et pourtant il vaut le détour, sa canopée est un challenge pour ceux qui ont peur du vide et une incroyable expérience suspendue à 60m du sol et plus de 2000m d’altitude. La randonnée pour y accéder dure environ 2-3 heures.


Crédit photo @Djaalé

Comment préparer son voyage au Rwanda – la FAQ

Les bonnes adresses locales de Kigali

Réserve une expérience avec un guide local


Que faire au Sénégal pour un solo traveler ?

Que faire au Sénégal pour un solo traveler ?

Que faire au Sénégal lorsqu’on s’y rend pour la première fois, ou lorsqu’on y est de passage seul ? Quels sont les incontournables à visiter ? Voici des questions que se pose un bon nombre de solo traveler. On a donc créé cette page pour vous répondre ! On espère qu’elle vous aidera à préparer votre voyage comme vous le souhaitez.

Si vous êtes là pour un temps relativement court, il va falloir prioriser et faire les choses au plus simple tout en expérimentant. Vous ferez donc des visites et des activités accessibles à commencer par la capitale du pays et il y a déjà de quoi faire dans cette ville très vibrante ! On vous recommande quelques quartiers à parcourir par exemple :

Les quartiers de Dakar

Le quartier de Ouakam est à faire en premier pour ses deux incontournables sites : le Monument de la Renaissance Africaine et la Mosquée de la Divinité.

La pointe des Almadies, est un quartier résidentiel en bord de mer. Vous y mangerez des fruits de mer, vous pourrez profiter d’un déjeuner ou d’un dîner en bord de plage. Seulement quelques plages sont autorisées à la baignade, plus généralement ce sont des restaurants ou des surf camp qui longent la plage des Almadies.

Le centre ville : pour visiter le Musée des Civilisations Noires, la Gare de Dakar, le marché Kermel, qui date du 19e siècle, un des sites économiques les plus importants de la capitale.

Le quartier de la Médina : vous appréhenderez Dakar en vous y baladant et en vous y perdant pour voir comment les gens vivent au quotidien.

Le centre commercial HLM : c’est une grande galerie qui rassemble de nombreux petits commerces qui vendent des tissus wax ou du prêt-à-porter, vous y trouverez donc naturellement des couturiers qui vous confectionnent vos tenues sur mesure, on y trouve également des accessoires traditionnels de la femme sénégalaise, mais on y trouve aussi des ustensiles de cuisine et autres commerces divers. Il n’est pas très connu des touristes et pourtant il vaut le détour!

Les îles de Dakar

Gorée

Bien évidemment il est impossible de visiter le Sénégal sans passer par l’île de Gorée, une île mémoire chargée en histoire. Bien connu pour le passé de la traite négrière, cette île est devenu un véritable havre de paix dans une atmosphère très charmante avec ses ruelles colorées. Vous pouvez prendre un guide pour qu’il vous raconte l’histoire de Gorée dans la maison des esclaves. Attention au guide que vous choisirez pour vous raconter cette histoire, certains se conentent seuelemnt de vous en faire un récit tout dicté et d’autres vous racontera l’histoire avec plus d’authenticité.

Sur cette île vous pourrez visiter La Maison des Esclaves et Le Musée Historique. N’hésitez pas à prendre le temps de faire le tour de l’île pour appréhender ses ruelles. Le restaurant des pélicans est un endroit incroyable en fin de journée pour y contempler le coucher de soleil.

Ngor

N’gor est une petite île (plus petite que Gorée), une après-midi suffira pour explorer toutes ces petites ruelles aussi surprenantes les unes que les autres. Cette île à un univers artistique comparée à Gorée qui est plongée dans un univers culturel historique, c’est à juste titre que vous trouverez donc des activités artistiques sur l’île de Ngor comme les ateliers de sculpture et de peinture dans la Maison des Artistes. Ce sont 3 frères qui tiennent la maison et travaillent ensemble, vous rencontrerez ces artistes très accueillants et chaleureux, demandez Daouda.

Ngor c’est aussi l’île des surfers, il y a deux surfcamp sur l’île, si vous êtes surfer c’est aussi l’endroit et l’occasion où vous ferez des rencontres avec d’autres voyageurs qui pratiquent le surf.

L’île dispose de très bons restaurants en bord de mer (les pieds dans l’eau presque) qui proposent des plats du pays et quelques grillages de fruits de mer ou de poisson.

Les incontournables Rooftops de la capitales

Avis aux amateurs de la photographie ou aux serial instagrammeurs, voici quelques incontournables pour admirer les couchers de soleil :

Le Phare des Mamelles, un panorama fantastique de 360° sur la presqu’île, de là-haut vous verrez la capitale qui fourmille sous vos pieds. Aussi un super spot cosmopolite pour prendre un verre. Ne ratez pas les live session du jeudi au samedi selon la programmation.

L’Hôtel le Djoloff

Le Surfer Paradise : un lieu exceptionnel tant pour les surfeurs que pour les amoureux des sunset.

Les bonnes adresses locales (cliquez ici)

Explorer le Sénégal avec un guide local

Explorer le Sénégal avec un guide local

Au Sénégal il y a des choses qui se visitent seul mais si vous souhaitez explorer le pays en profondeur il vous faudra nécessairement un guide local. Des expériences uniques proposées par des sénégalais passionnés de leur région et de leur ville sont sur la plateforme de réservation Djaalé. Vos guides vous emmènent dans des endroits méconnus et vous racontent leur culture.

Alexander, Le tailleur, designer et entrepreneur au marché Kimironko (Kigali)

Si vous passez par Kigali, commencez par le marché kimironko et faites un stop chez Alex qui vous confectionnera une tenue wax sur mesure (gilets, bombers, kimono, jupe, pantalon, casquette,…) aux finitions propres !

Biographie

Alexander Bell Nshimiyimana est née en 1996 et a commencé à concevoir des vêtements à l’âge de 10 ans. Au fil de sa scolarité, il a continué à utiliser son temps de vacances pour concevoir et améliorer ses compétences. Au lycée, il a rencontré pour la première fois des volontaires du Peace Corps des États-Unis. Étant l’un des cinq meilleurs élèves de son école, ils l’ont invité à participer au camp d’excellence pour garçons en 2014-2016 à Nyaguru, dans le sud du Rwanda.

En 2017, après avoir obtenu son diplôme, Alexander a été invité à participer à un panel de carrière au camp BE, où il a parlé de la mode. En 2018 il a l’honneur d’être sélectionné pour participer au défi du design de mode à Kigali (Kigali Fashion design challenge). Le défi ? Créez une tenue pour un modèle, après l’avoir brièvement rencontré. Les concepteurs n’étaient pas autorisés à prendre les mesures des modèles. Alexander a pris la deuxième place dans le défi, il réalisa que prendre la deuxième place était une bénédiction déguisée et lui donne de la force pour continuer ce qu’il fait et rêver plus grand : « Je me rends compte que je dois continuer à avancer ».

Actuellement, il travaille au marché de Kimikoro à Kigali.

Un jeune talent leader pour ses confrères

J’ai rencontré un jeune homme, en plus d’être talentueux, très humble et visionnaire sur l’économie locale. Quand j’ai découvert son âge j’ai été très surprise tant il est sage dans ses paroles. C’est un entrepreneur de 23 ans qui travaille pour lui et sa communauté. Alors que nous discutions un jour non loin de son stand au marché, il m’explique les raisons qui l’on conduit à faire ce qu’il fait et pourquoi il reste au marché. Il me dit qu’il fait travailler ses confrères au marché pour leur éviter de « traîner » dans le marché à rien faire, tous les jours il tente de leur expliquer qu’ils doivent travailler pour leur avenir et construire quelque chose. Il fait ce qu’on appelle communément de nos jours de l’empowerment auprès de ses confrères au marché. Effectivement, tout le monde connaît Alex dans le marché, et ont un profond respect à son égard, certainement parce qu’il a ce leadership naturel, et qu’il a beaucoup de bienveillance envers les autres.

Malgré sa notoriété, c’est quelqu’un de très humble et disponible, il fréquente du monde et aime rencontrer et connecter les personnes. Tout voyageur qui passe par Kigali devrait lui rendre visite pour une commande de tenue ou pour hangout. Il vous présentera à d’autres personnes de la capitale si vous êtes en quête de rencontres.

Note à Alex : Merci Alex pour ces moments de partage, ta bonne humeur solaire ainsi que ta gentillesse.

« Do and try » – Umudozi (lien de son compte instagram)


Artistiquement vôtre,

Hadidjatou H.

Le masque africain, de l’objet de culte à l’objet d’art

Pour ceux qui ont déjà sillonné quelques pays du continent africain, vous serez d’accord pour dire que vous avez toujours croisé un masque sur votre chemin, que ce soit dans une boutique artisanale locale, ou accroché à un mur d’un restaurant ou chez l’habitant en objet de décoration… et pour les plus aventureux peut-être en avez-vous déjà croisé dans un contexte plus mystique.

Historiquement un objet de culte

Il est intéressant de noter que le masque africain est rarement figuratif et cherche très peu à reproduire des expressions humaines ; son rôle essentiel est d’être un intermédiaire entre les hommes et les dieux, et un objet de culte ; l’objectif n’est donc pas qu’il soit représentatif.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe des milliers de cultures sur le continent, sachez donc que chaque masque est rattaché à une culture, une civilisation. Il peut incarner une divinité, un ancêtre, un esprit, etc. Raison pour laquelle certains son traités comme des humains notamment lorsqu’il s’agit de masques rituels, on les nourrit par des offrandes et ils possèdent leurs sanctuaires personnels.

Le masque africain peut avoir des fonctions très variées, qui vont être garantes de sa valeur. En effet la culture africaine accordera infiniment plus de valeur à la dimension rituelle et sacramentelle de l’objet d’art qu’à sa dimension esthétique. Un système de valorisation bien différent de ceux de nos critères occidentaux.

  • La fonction culturelle : les guerriers masqués interviennent régulièrement au cours de cérémonies d’initiation ou de deuil ; et font partie inhérente de la cérémonie dans des fonctions très codifiées. Selon les ethnies, ils peuvent par exemple présider la circoncision, ou intervenir dans une optique purement initiatique afin de révéler aux jeunes guerriers les secrets de leur tribu.
  • La fonction ésotérique : véritable objet sacré à part entière, le masque africain sert d’intermédiaire entre les hommes et les dieux, et il est prié comme tel. II permet d’accorder aux hommes des avantages certains : temps favorable pour les moissons, bon déroulement des semailles …
  • La fonction politique : les sorciers interrogent le masque africain pour connaitre l’opinion des dieux sur les décisions à prendre en cas de conflit avec une autre ethnie ; la décision qui en ressort, souvent demandée en dernier recours, sera suivie quoi qu’il advienne.
  • La fonction festive et sociale : c’est une fonction beaucoup plus occupée par les masques de nos jours, qui prend le pas sur sa dimension sacrée. Il sert à animer des danses rituelles et à se récréer dans une atmosphère festive. Les danses masquées annoncent généralement l’ouverture de fêtes.

L’Objet d’art

L’ art africain reflète la richesse de l’histoire, de la philosophie, de la religion, des mythes, des cultures des sociétés de ce vaste continent. Le masque africain est désormais considéré comme de l’art plastique, désormais des artistes plasticiens en façonnent pour le plaisir de la création et de l’esthétique.

Rwanda – Umuganda Day

Rwanda – Umuganda Day


Nous vous embarquons destination le Rwanda. Merci de bien vouloir nous suivre.

Ce pays est rempli d’histoires, de cultures et de personnalités.

Pour la plupart d’entre vous, quand on prononce le mot Rwanda, vous l’associez avec le génocide entre les Tutsis et les Hutus, qui a duré du 7 avril au 17 juillet 1994. C’est une partie bien douloureuse de leur histoire. 

Aujourd’hui, le Rwanda avance et fait changer cette image, pour se reconstruire de manière positive avec les populations qui cohabitent ensemble et de beaux projets qui voient le jour.

Le saviez-vous ?
Le Rwanda se positionne dans le top 3 des pays les plus propres de toute l’Afrique. 
Rien que cela! #GoGreen 😊


Quand le Rwanda se serre les coudes, cela donne naissance à Umuganda

S’unir dans un but commun pour atteindre un objectif


Une des belles démonstrations de cet état d’esprit, c’est la journée appelée Umuganda qui signifie « s’unir dans un but commun pour atteindre un objectif ».  

Cela consiste à inclure la population en tant qu’acteur pour contribuer à la construction de la nation. C’est représentatif de cet esprit d’entraide et d’évolution qui anime la population.

Comment cela se décline ?

Le dernier samedi de chaque mois, enfants (de plus de 18 ans), amis, familles et voisins se réunissent pour unir leurs forces et leur bonne humeur pour réaliser des travaux tels que construire des routes, bâtir une école ou encore aider les plus démunis. 

C’est un élan de solidarité et de partage qui règne lors de cette matinée.  Il n’existe plus aucune différence. D’ailleurs, le Président y participe pour montrer l’exemple.

Lors de cette matinée règne une atmosphère de joie et de bien-être. La population renforce ce sentiment d’union et de fierté à faire du Rwanda un pays plus fort et plus développé.


Il faut savoir que c’est une affaire très sérieuse.  


Ce qui compte pour le gouvernement c’est avant tout d’entretenir ce mouvement et ne pas le laisser périr. En effet, dans la Constitution rwandaise il est stipulé que lorsqu’ une personne ne participe pas, sans raison valable à cette initiative, elle peut écoper d’une amende allant de 1 à 5 €.

Terminons par un joli proverbe qui illustre bien cette belle initiative : » Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. »

 
Voilà, vous êtes à présent incollable sur Umunganda.

Restez connecté et nous vous ferons voyager en Afrique différemment, avec Djaalé !

Djaalément vôtre,

Layla Daroueche

À la découverte du Sine Saloum

À la découverte du Sine Saloum

Petit cours d’histoire sur les habitants du Sine

Les Séreres (serer) sont le troisième groupe ethnique le plus important au Sénégal après les wolofs et les peuhls, et à la différence de ces derniers ils sont catholiques. Ils vivent majoritairement le long de « la petite côte » du Sénégal dont le Sine-Saloum fait partie. D’après des études menées par Check Anta Diop (célèbre auteur historien et anthropologue sénégalais), les sérères seraient originaires d’Egypte et le terme « serere » en égyptien désigne « celui qui trace le temple ». Le peuple sérère est en effet issu du groupe ethnique des arpenteurs et géomètres, grands artisans de pyramides et navigateurs du Nil. Ce peuple ferait donc partie de l’élite sénégalaise, qui a côtoyé les européens longtemps après l’indépendance; d’ailleurs on dit des sérères qu’ils parlent « le gros français » comme pour dire qu’ils maîtrisent la langue française mieux que tout autre Sénégalais.

Ndangane, au village des Sérères

Ces faits de l’histoire vont se confirmer avec ce que l’on m’apprends sur place, lors d’un weekend dans le Sine Saloum. Un weekend de mai nous sommes parties ma copine et moi à la découverte du Siné Saloum et notamment de ses mangroves. Nous avons posé nos affaires à Ndangane, un village côtier, non loin des mangroves. L’on me raconte que les sérères ont construit les maisons des villes côtières avec les français, et ils continuent de construire jusqu’aujourd’hui des maisons pour les revendre aux européens. Et effectivement, le gérant des villas dans lesquelles nous logions durant ce weekend, a lui-même construit ses dernières et les a revendu à un français, aujourd’hui il ne s’occupe que de la gestion locative. Les sérères ont une culture qui leur est propre, différente donc des autres peuples sénégalais, en termes de mode de vie, en termes de musique et ils possèdent aussi leur propre langue au même titre que les peuhls, ou les wolofs et autres peuples. 

La fête au village

La nuit tombée, le village qui paraissait très calme et vide le jour, se transforme pour nous montrer une autre facette de cette population. 

Les jeunes filles sont très apprêtées, vêtues avec beaucoup d’élégance, les femmes sérères sont très grandes de taille et ont des allures de mannequin (j’en étais très admirative), elles se font toute belle, ce qui est encore plus étonnant car nous sommes dans un village, où les habitants généralement ne se préoccupent guère de leur apparence (une pensée très cliché qui me traverse l’esprit à ce moment là, j’avoue). La communauté se retrouve dans le seul bar « hype » du village et font la fête.

Au programme des percussionnistes, des chanteurs, tous jouant des sonorités typiquement sérères. Face à ces musiciens, les jeunes garçons du quartier d’un côté, les jeunes filles de l’autre. Une autre chose m’a aussi frappé c’est la présence d’enfants aux cotés de ces jeunes adolescents et adultes, faisant la fête ensemble (cela est quelque peu surprenant surtout à l’heure où les enfants sont censés dormir). Nous avons pour habitude de voir des fêtes du soir qui réunissent généralement des personnes du même âge, mais ici à Ndangane, le soir tout le monde se retrouve pour danser ensemble, enfants, ados, adultes, il n’y a pas d’âge pour faire la fête. Tour à tour ils ou elles s’emparent de la piste pour danser le « nguel », la danse typique des sérères. Cela ressemblait presque à une battle (compétition de danse). C’était une super soirée très animée qui nous en apprenait un peu plus sur le mode de vie local et la culture sérère.

Que de belles surprises nous a réservé cette excursion au Sénégal une fois de plus. 

Djaalément vôtre, 

Hadidja 

Comment préparer son voyage au Sénégal – la FAQ

Les bonnes adresses locales de Dakar

Que faire pour un solo traveler au Sénégal

Les incontournables à visiter au Sénégal

Réservez une expérience avec un guide local

Les lieux « Must » à visiter au Sénégal

Les lieux « Must » à visiter au Sénégal

Sans oublier l’île de Gorée toutefois.

Le Sine Saloum

Situé au nord de la Gambie, et au sud de la Petite-Côte du Sénégal, cette région de 180 000 hectares est souvent connue sous le nom du Delta du Saloum car formé par la confluence de deux fleuves : le Sine et le Saloum, ce qui lui vaut son nom. L’écosystème naturel du Delta du Saloum est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ils y habitent majoritairement les sérères, la deuxième ethnie majoritaire du Sénégal. Les villes principales, du moins les plus connues sont :  Palmarin, Djiffer, Ndangane, Kaoloack, Fatick.  

Le Sine S. abritent des mangroves et des bolongs qui abritent de nombreuses espèces d’oiseaux, la traversée en pirogue sur ces mangroves pour se balader d’île en île est très agréable. 


Le désert de Lampoul

Oui vous avez bien lu “désert”, comme on ne cesse de le répeter le Sénégal est très surprenant par sa diversité de sites géographiques. Le désert de Lampour est situé au nord ouest deu Sénégal, à mi chemin entre Dakar et Saint Louis, parfait donc pour un itinérance. Attention ne vous attendez pas à un grand désert tels que ceux du Maroc, cependant le désert de Lampoul vous donne un avant goût du désert mauritanien, si vous passez par là, vous aurez l’occasion de dormir dans un ecologde à la belle étoile et admirer des somptueux couchers (et levers) du soleil. Ça vaut donc toutefois le détour.



Saint Louis, la vielle ville coloniale

Saint Louis est une ancienne capitale coloniale, Saint Louis ne se visite pas mais se vit. C’est une grande ville et il nécéssite bien trois ou quatre jours pour la visiter entièrement. Les habitans de Saint Louis sont pour la plupart des pêcheurs, des peuhls. Notre conseil est le suivant: prenez le temps de vous balader dans les rues de Saint Louis, attarder vous sur les détails (laissez votre montre au fond du sac) sans la moindre notion de temps. Tout comme Gorée le temps paraît figé dans le passé. Les rénovations des bâtiments à Saint Louis sont interdit car la ville et son architecture dantan est classé au patrimoine mondial de l’Unesco – oui il y a beaucoups de sites sénégalais classés au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est pour dire que la richesse culturelle et naturelle est grande !


 Ziguinchor 

Zinguinchor est une ville administrative du Sud du Sénégal d’environs 290 000 habitants, la ville est frontalière avec la Gambie et fait partie de la région Casamance. On y accès en bateau (voyage de nuit pour arriver le lendemain) ou en avion (30 min de vol). Ziguinchor est une ville assez cosmopolite et atypique pour son lifestyle et son histoire. La ville est un peu enclavée de par sa situation géographique, d’un côté un espace anglophone (la gambie), d’un autre un espace lusophone (la Guinée Bissau, où on y parle Portugais), cette séparation est dûe aux colonies portugaises et française d’autrefois qui a résulté d’un conflit civil entre les diolas et les autres sénégalais dans les années 90. Le peuple majoritaire de la Casamance sont les diolas, qui ont eux aussi leur histoire différente de celle des dakarois, et ont des us et des coutumes différents du reste du pays (quand on vous parle de diversité dans un même pays). Vous aurez beau lire des choses sur Ziguinchor, le mieux (on le répètera jamais assez) c’est d’y aller découvrir et se faire raconter l’histoire par les locaux. 

Et sinon que visiter à Ziguinchor : le marché de Saint maur, le quartier de Colobane, le port de pêche (pour y acheter du poisson frais ou des bonnes crevettes), la cathédrale de Ziguinchor, le quartier colonial d’Escale, le marché artisinal. 

Ziguinchor est aussi une ville très festive la nuit, il y a des plusieurs bars et boîtes au centre ville et vous y croiserez des personnes venues d’un peu partout, le jour et la nuit, Ziguinchor se vit différemment, comme deux mondes parallèles. 


Les îles de la Madeleine

Le Sénégal possède encore beaucoup d’endroits où la nature est préservée. Dans cette partie du sud-est du Sénégal, il y a peu de fréquentation et donc moins de pollution, le cadre naturel idéal est préservé pour le plus grand bonheur des très rares voyageurs qui s’y aventurent (ce sont plus généralement des locaux qui s’y rendent pour un pique-nique en weekend par exemple). L’embarcadère pour les îles de la madeleine est sur la plage de Soumbédioune à Dakar. La traversée dure environ 10min. Vous entendrez parler de l’île de la Madeleine ou des îles de la Madeleine, de l’îlot Sarpan, de l’île aux Serpents, on ne sait plus trop quelle est la dénomination officielle de ce lieu mais quoi qu’il en soit sachez qu’il s’agit d’un seul et même lieu. Pas de réseau sur cette île, une excursion vraiment sauvage où vous serez vraiment déconnecté. 

Vous pourrez faire votre balade sur la crique, profiter des falaises volcaniques, de la nature, la forêt des baobabs nains, des poissons colorés, des méduses et des oursins vivent paisiblement dans ces eaux les moins polluées du pays. Quelques “guides” bénévoles sont présents sur l’île et se feront un plaisir de vous raconter les mythes de l’île, de la légende de son nom aux histoires mystiques de l’île. On ne vous spoil pas 😉 on vous laisse y aller découvrir ! 

Toute quelques infos pratiques vous seront utiles afin de preparer votre excursion :

  • Entrée du parc : 1 000 F / ouvert de 9 h à 17 h.
  • Les gardes fournissent des gilets de sauvetage. On ne peut rester que 4h sur l’île.
  • Le guide : 5 000 F / groupe de personne
  • Pirogue pour la traversée A/R : 5 000 F / groupe.
  • Parasol / Masque Tuba (optionnel) : 2 000 fcfa

Découvrez des activités et des expériences proposées par des guides locaux au Sénégal et voyagez comme un local.

Réservez une expérience avec un guide local

Comment préparer son voyage au Sénégal – la FAQ

Les bonnes adresses locales de Dakar

Que faire pour un solo traveler au Sénégal


BAYE FALL ou l’adoration du « Marabout »

BAYE FALL ou l’adoration du « Marabout »


Un baye fall sur l’île de N’gor

Aujourd’hui, on veut vous faire découvrir une facette de la culture sénégalaise.

Vous devez sûrement le savoir le Sénégal compte plus de 94% de musulmans. Chez les musulmans, il existe différents courants et celui qui nous intéresse aujourd’hui c’est le Baye Fall. Il existe 4 confréries à savoir celle des Mourides (la confrérie la plus importante au Sénégal), les Layènes, les Talibés et celle des Tidjanes.

On se disait pour aller plus loin dans la découverte de cette culture, qu’il serait intéressant d’échanger directement avec des disciples. Nous n’avions pas révisé mon histoire et il s’avère que ce fameux 4 avril était une journée très spéciale car c’était la journée d’indépendance du Sénégal. 😊

C’est parti pour une interview passionnée, avec Dab.

Dab (ce qui signifie Victoire) est un sénégalais, disciple du Baye Fall qui porte un talisman (avec sur la face une photo du Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké), en guise de protection.

Crédit photo : Leila Daroueche

Comment est né le Baye Fall?

Vers 1853, Cheikh Ahmadou Bamba représente la figure puissante du Baye Fall. Il apporte la bonne parole. Il avait beaucoup de disciples. C’est pourquoi pendant 7 ans 7 mois les colons français l’ont exilé à effectuer du travail forcé. Il a été transporté au Gabon, en Guinée, en Côte d’Ivoire ou encore au Congo Brazzaville.

Quelles sont les valeurs fondamentales ?

Les valeurs des Baye Fall se fondent sur le travail, la discipline et un grand sens du partage.

On se contente de choses simples.

Travailler au champ et construire des maisons.

Quelle est la fête de ce mouvement ?

Il existe une Célébration importante lors de la Grâce Magal. C’est un pèlerinage annuel à Touba, la ville référence des mourides, la principale. C’est un moment sacré où des milliers de fidèles viennent célébrer la mémoire du 1er calife ou khalife (Souverain musulman, successeur de Mahomet, investi du pouvoir spirituel et temporel) Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927).

Des personnes font le déplacement depuis tout le Sénégal, journée dédiée à la prière sur son tombeau.Cette célébration tombe à une date aléatoire, selon le calendrier de l’hégire, qui est un calendrier lunaire

Quelle est la place du marabout dans la société sénégalaise ?

Fait intéressant que très peu de personnes connaissent. A la base le « Marabout d’Afrique » est un oiseau, plus exactement une cigogne.

Lorsque l’on qualifie les personnes de marabout, il y a une notion péjorative derrière ce terme.

Dab explique qu’il les appelle des « Cheikh ». Ils sont très haut placés dans la hiérarchie de la vie du village. Un « Cheikh » est considéré comme un sultan. Il a des pouvoirs. Il est adulé après Allah.

Comment devenir un Baye Fall ?

Toute personne qui est avant tout un homme de Dieu peut devenir un Baye Fall.

Être un musulman. 

Il faut savoir que parmi les 5 piliers de l’islam, il y a en 2 qu’ils ne pratiquent pas à savoir les 5 prières et ils ne font pas le ramadan.  

En revanche, les Baye Fall effectuent de bons actes de solidarité envers les frères musulmans et surtout ceux qui n’ont pas de moyen, pour la rupture du jeûne.

Ce que l’on retient c’est la tolérance de la communauté musulmane, peu importe à quelle confrérie ou le style d’islam que vous pratiquez, tout le monde vit en paix.

Restez connecté et nous vous ferons voyager en Afrique différemment, avec Djaalé !

Djaalément Vôtre,

Layla Daroueche