À la découverte du Sine Saloum

Petit cours d’histoire sur les habitants du Sine

Les Séreres (serer) sont le troisième groupe ethnique le plus important au Sénégal après les wolofs et les peuhls, et à la différence de ces derniers ils sont catholiques. Ils vivent majoritairement le long de « la petite côte » du Sénégal dont le Sine-Saloum fait partie. D’après des études menées par Check Anta Diop (célèbre auteur historien et anthropologue sénégalais), les sérères seraient originaires d’Egypte et le terme « serere » en égyptien désigne « celui qui trace le temple ». Le peuple sérère est en effet issu du groupe ethnique des arpenteurs et géomètres, grands artisans de pyramides et navigateurs du Nil. Ce peuple ferait donc partie de l’élite sénégalaise, qui a côtoyé les européens longtemps après l’indépendance; d’ailleurs on dit des sérères qu’ils parlent « le gros français » comme pour dire qu’ils maîtrisent la langue française mieux que tout autre Sénégalais.

Ndangane, au village des Sérères

Ces faits de l’histoire vont se confirmer avec ce que l’on m’apprends sur place, lors d’un weekend dans le Sine Saloum. Un weekend de mai nous sommes parties ma copine et moi à la découverte du Siné Saloum et notamment de ses mangroves. Nous avons posé nos affaires à Ndangane, un village côtier, non loin des mangroves. L’on me raconte que les sérères ont construit les maisons des villes côtières avec les français, et ils continuent de construire jusqu’aujourd’hui des maisons pour les revendre aux européens. Et effectivement, le gérant des villas dans lesquelles nous logions durant ce weekend, a lui-même construit ses dernières et les a revendu à un français, aujourd’hui il ne s’occupe que de la gestion locative. Les sérères ont une culture qui leur est propre, différente donc des autres peuples sénégalais, en termes de mode de vie, en termes de musique et ils possèdent aussi leur propre langue au même titre que les peuhls, ou les wolofs et autres peuples. 

La fête au village

La nuit tombée, le village qui paraissait très calme et vide le jour, se transforme pour nous montrer une autre facette de cette population. 

Les jeunes filles sont très apprêtées, vêtues avec beaucoup d’élégance, les femmes sérères sont très grandes de taille et ont des allures de mannequin (j’en étais très admirative), elles se font toute belle, ce qui est encore plus étonnant car nous sommes dans un village, où les habitants généralement ne se préoccupent guère de leur apparence (une pensée très cliché qui me traverse l’esprit à ce moment là, j’avoue). La communauté se retrouve dans le seul bar « hype » du village et font la fête.

Au programme des percussionnistes, des chanteurs, tous jouant des sonorités typiquement sérères. Face à ces musiciens, les jeunes garçons du quartier d’un côté, les jeunes filles de l’autre. Une autre chose m’a aussi frappé c’est la présence d’enfants aux cotés de ces jeunes adolescents et adultes, faisant la fête ensemble (cela est quelque peu surprenant surtout à l’heure où les enfants sont censés dormir). Nous avons pour habitude de voir des fêtes du soir qui réunissent généralement des personnes du même âge, mais ici à Ndangane, le soir tout le monde se retrouve pour danser ensemble, enfants, ados, adultes, il n’y a pas d’âge pour faire la fête. Tour à tour ils ou elles s’emparent de la piste pour danser le « nguel », la danse typique des sérères. Cela ressemblait presque à une battle (compétition de danse). C’était une super soirée très animée qui nous en apprenait un peu plus sur le mode de vie local et la culture sérère.

Que de belles surprises nous a réservé cette excursion au Sénégal une fois de plus. 

Djaalément vôtre, 

Hadidja 

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